Kyoto J2 : J+7 : Après les temples d'hier, des jardins... et encore des temples
Après une première journée bien pleine, nous voulions faire un programme plus léger pour ce 2ème jour (Arashiyama + pavillon d’Or) et réserver les visites du palais impérial (Kyoto Gosho) et du jardin (Sento gosho)… mais un lever plus tardif que prévu (besoin de repos) et de nouvelles informations sont venus changer nos plans. En effet, il faut normalement réserver les visites du palais impérial et des jardins Sento à l’avance (une journée au moins) sauf qu’en raison du jour du patrimoine (jour férié ici, jeudi 3 novembre), le palais est en visite libre toute la semaine et il restait des places pour la visite du Sento en début d’après-midi, le jour même.
Nous avons donc commencé par le palais impérial, suivant la nuée de visiteurs japonais et étrangers, débarquant par bus entiers devant l’entrée. Avançant au rythme de ce public ordonné, nous avons donc pu voir les appartements impériaux, salle de couronnement, pavillon d’étude (dont certains refaits « à l’identique » car les monuments en bois brûlent souvent) et un charmant jardin.
La visite finie, nous avons pris le temps de nous poser dans ce grand parc avant de rejoindre l’entrée du Sento pour une visite guidée… en japonais. Heureusement, les audio-guides en anglais gentiment fournis nous racontaient un peu d’histoire alors que nous suivions le groupe sur les ponts enjambant l’étang et sous les arbres peu encore parés de leurs couleurs d’automne.
Regaillardis par ces lieux somptueux, nous décidions de reprendre le cours de notre programme initial et de rejoindre le pavillon d’Or (Kinkaku-Ji). Cet édifice est beaucoup plus clinquant que le pavillon d’argent vu hier car ses deux derniers étages sont recouverts de feuilles d’or, magnifiquement brillantes sous le soleil déclinant de ce milieu d’après-midi. Son jardin est plus simple mais la promenade est agréable car il fait très beau ici (autour de 25°).
Nous enchainons, à 3 arrêts de bus de là, avec un autre temple classé au patrimoine mondial de l’Unesco, le Ryoan-Ji, surtout connu pour son jardin Zen composé de graviers et de 15 rocs qui laissent perplexe le visiteur (aucun point de vue ne permettant normalement de voir les 15 rochers en même temps). Nous nous laissons envahir par la contemplation, profitant de ce temps calme devant ce jardin sec, posés sur l’estrade, déchaussés comme dans la plupart des temples et des intérieurs japonais. En redescendant, nous profitons du parc autour du temple : un chemin sous les érables à petites feuilles, contournant un étang couvert de lotus.
Il est tard, la nuit arrive et les sites commencent à fermer pourtant je vois dans le guide un autre temple classé, à proximité (Ninna-Ji). On tente donc d’attraper le bus pour rejoindre rapidement le site. En l’attendant, un japonais d’âge certain commence à nous parler en anglais pour savoir ce que nous comptions faire et nous informe que le site sera fermé mais nous tentons. Arrivés sur les lieux, nous voyons effectivement que le personnel commence à fermer les grandes portes d’accès mais notre accompagnant qui ne nous a pas perdu de vue nous fait signe de le suivre, parle aux hommes et entre. Nous aurons droit à une visite express (donc peu de photos réussies) mais guidé (la grande porte rose, la pagode, les cerisiers, …) avec un habitant du quartier qui nous rassure chaque fois qu’on referme une porte derrière nous. Finalement, nous sortons de l’ensemble par une porte latéral et l’homme nous raccompagne jusqu’à l’arrêt de bus, attendant que le bon bus arrive pour nous ramener à l’hôtel…
Sauf qu’entre temps, nous avions décidé d’aller essayer un restaurant de Sushi conseillé par le routard (et Sand). Après la remontée de la rue « électrique », nous n’avons pas trouvé le restaurant convoité (fermé) mais vu son voisin (conseillé par le Lonely). Un tapis tournant bien garni de tonnes de variétés de poissons (et même un sushi au magret de canard) et 20 assiettes plus tard nous sortons repus et pas ruiné. Miam !